© Catherine Monbreault
Bienvenue sur le canal d'Orléans
La création du canal d’Orléans se décide vers la fin du XVIIe siècle, date à laquelle Louis XIV permet à son frère, le Duc d’Orléans de faire construire un canal permettant la navigation depuis la Loire jusqu’au Loing car, l’évacuation du bois est difficile par voie terrestre en raison de l’instabilité des sols. Robert Mahieu, un marchand de bois parisien est alors autorisé à le construire. Nous sommes en 1676 . Le canal est mis en service en 1692. Jusqu’au XVIIIe siècle, y passent environ 15 000 bateaux par an soit en moyenne 50 par jour ! En 1789, il est vendu aux enchères. La compagnie Bellène s’en porte acquéreur mais se contente d’un mauvais entretien. Le canal est rendu au domaine privé de l’Etat puis au domaine du Conseil Général du Loiret qui vient de le réinventer avec une voie verte aménagée et sécurisée, à découvrir à vélo mais aussi à pied. Un tracé original relié à deux autres grands itinéraires que sont la Loire à Vélo et la Scandibérique. Une boucle cyclable de 230 km entre Orléans et Montargis, promesse de vacances inoubliables où se succèdent patrimoine et nature préservée.
© Armandine Rue
Orléans la flamboyante
Que voir à Orléans en un jour lorsque l’on parcourt le Canal du même nom, à bicyclette? Jeanne d’Arc tout d’abord qui a joué, le 8 mai 1429, un rôle décisif dans la libération de la ville occupée, par les Anglais. Attendez-vous donc à la croiser dressée sur son cheval sur la Place du Martroi, à la retrouver dans la cathédrale, dans les salles de l’Hôtel de ville mais aussi à l’apercevoir gravée sur les clous qui dessinent les passages piétons ou peinte sur les boîtes de café ou de Cotignac, un fondant fruité délicatement acidulé au coing.
© Catherine Monbreault
Dans le même périmètre, la cathédrale gothique Sainte-Croix d’Orléans dont les rosaces du transept ont été commandées par Louis XIV. Impossible de manquer sa grandeur qui s’élève fièrement à 114 mètres. Si le coeur vous en dit, vous pouvez faire l’ascension des 252 marches pour admirer un panorama spectaculaire sur toute la ville.
À quelques pas de la cathédrale, l’Hôtel Groslot construit entre 1549 et 1558 pour le bailli Jacques Groslot. Cet ancien hôtel particulier, autrefois siège de l’hôtel de ville se visite librement et dévoile des intérieurs somptueux chargés d’histoire: ancienne salle du conseil, ancien bureau du maire et enfin, la salle des mariages où mourut François II !venu avec sa mère Catherine de Médicis et son épouse Marie Stuart, pour présider les États Généraux. Un merveilleux voyage dans le temps.
Ensuite, accordez-vous une parenthèse de verdure au jardin de l’Évêché, de style classique. Niché derrière le chevet de la cathédrale, il offre une véritable bouffée d’air frais au cœur de la ville. Cet ancien verger de l’évêque invite autant à la flânerie qu’aux moments partagés : pique-niquer sur la pelouse, ou tout simplement détente dans ce cadre paisible. Une halte idéale pour savourer la douceur orléanaise.
À quelques pas de la cathédrale, l’Hôtel Groslot construit entre 1549 et 1558 pour le bailli Jacques Groslot. Cet ancien hôtel particulier, autrefois siège de l’hôtel de ville se visite librement et dévoile des intérieurs somptueux chargés d’histoire: ancienne salle du conseil, ancien bureau du maire et enfin, la salle des mariages où mourut François II !venu avec sa mère Catherine de Médicis et son épouse Marie Stuart, pour présider les États Généraux. Un merveilleux voyage dans le temps.
Ensuite, accordez-vous une parenthèse de verdure au jardin de l’Évêché, de style classique. Niché derrière le chevet de la cathédrale, il offre une véritable bouffée d’air frais au cœur de la ville. Cet ancien verger de l’évêque invite autant à la flânerie qu’aux moments partagés : pique-niquer sur la pelouse, ou tout simplement détente dans ce cadre paisible. Une halte idéale pour savourer la douceur orléanaise.
Façade médiévale du château de Meung-sur-Loire - © Catherine Monbreault
Le château de Meung-sur-Loire, joyau du Loiret
Façade XVIIIe siècle du château de Meung-sur-Loire - © Sandrine Bercier
Ici, on découvre l’un des châteaux les plus anciens de la vallée de la Loire, un « petit Versailles », un temps fréquenté par Jeanne d’Arc, situé à une quinzaine de kilomètres d’Orléans. Cette ancienne résidence des évêques d’Orléans incarne à elle seule plusieurs siècles d’histoire française, du Moyen Âge à la Révolution. Inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO il est l’un des monuments incontournables à découvrir dans le Loiret. On le surnomme « le château aux deux visages », car il présente la particularité de posséder deux façades d’époques différentes. Côté ville, c’est l’impressionnante façade médiévale du XIIIe siècle qui se dévoile. Côté jardin, c’est une façade classique du XVIIIe siècle, étonnante par sa couleur, qui se déploie face au parc arboré. La visite du château permet de découvrir plus de 25 pièces meublées qui plongent au cœur de la vie quotidienne d’autrefois, des souterrains mystérieux ainsi qu’un jardin des roses . Une pause fort dépaysante avant de repartir sur les chemins, à bicyclette.
Musée de la marine de Loire - © Armandine Rue
Le musée de la marine de Loire, un musée d’exception
Le musée de la marine de Loire à Châteauneuf-sur-Loire constitue une étape incontournable pour les amateurs de bateaux traditionnels à fond plat, qui ont fait la réputation de la navigation ligérienne du XVIIème jusqu’au début du XIXème siècle. À cette époque, Châteauneuf est un des premiers ports de Loire, avant de s’éteindre face à la concurrence du chemin de fer. Avec la disparition des mariniers et l’abandon des bateaux, la marine de Loire sombre dans l’oubli.
Musée de la marine de Loire - © Armandine Rue
Le musée de la marine voit le jour en 1961, à l’initiative de Claude Lemaître, alors maire de la commune. Installé dans les anciennes écuries du château ( détruit à la Révolution), il fait revivre l’histoire de cette navigation, à travers une évocation de la vie des mariniers. Le rez-de-chaussée présente les techniques de construction et de navigation des bateaux de Loire. La mezzanine détaille les routes commerciales empruntées par la marine de Loire. Le premier étage est consacré à la vie à terre des mariniers. Un ensemble de 75 lavis de Jean-Jacques Delusse y évoquent l'histoire de cette navigation sur le plus long fleuve français - 1 013 km - qui prend sa source au mont Gerbier de Jonc dans le département de l’Ardèche. Dans les nombreuses vitrines, des objets d’art religieux, du mobilier de maison, des maquettes, ainsi que de somptueuses pièces de faïence de Nevers des XVII° et XIX° siècles s’ajoutent aux ensembles initiaux: saladiers, assiettes, gourdes et pichets trompeurs à décor de bateaux de Loire. D’autres objets rares parmi lesquels une boîte en bois sculpté du XIX° siècle destinée à ranger les livres de compte d’un charpentier, une armoire de marinier à décor d’ancres et de cœurs de la même époque, un bâton de procession de Sainte-Claire du XVIII° siècle ou encore trois battoirs de lavandières en bois sculpté complètent ces somptueuses collections en lien avec le fleuve royal.
© Catherine Monbreault
Un peu plus loin se trouvent des espaces présentant le patrimoine de Châteauneuf-sur-Loire, des peintres Odile Redon et Camille Roche ainsi que du grand écrivain Maurice Genevoix, qui naît à Decize dans la Nièvre. En 1891, la famille Genevoix emménage à Châteauneuf-sur-Loire pour reprendre l’épicerie familiale. Maurice perd sa mère, Camille, alors qu’il n’a que douze ans, et son père, veuf, n’accorde que peu de temps à son fils. Le jeune garçon trouve alors secours auprès de la Loire qui apaise sa douleur et le console. Plus tard, il y puisera l’inspiration de ses futurs romans parmi lesquels Rémi des Rauches (1922), La Boîte à pêche (1926) ou encore La Loire, Agnès et les garçons (1962). Membre de l’Académie Française, il entre au panthéon en 2020.
© Catherine Monbreault
Voyage botanique à l’arboretum des Grandes Bruyères, Jardin Remarquable
Au cœur de la forêt d’Orléans, à Ingrannes, l’Arboretum des Grandes Bruyères allie l’agrément de la promenade et de la découverte de 7000 arbres exotiques en provenance des climats tempérés. Labellisé « Jardin Remarquable » depuis 2004, il réunit 4 jardins et 2 arboretums sur 14 hectares.
© Catherine Monbreault
La visite commence par un jardin à la française aux taupières d’ifs et de buis. Puis on déambule dans un vaste jardin à l’anglaise composé d’îlots d’arbustes et de vivaces, pour arriver aux deux arboretums, l’un asiatique et l’autre américain. On termine la promenade en se perdant dans un labyrinthe de roses avant de se ressourcer au potager. Avec en toile de fond, quelque 600 000 pieds de bruyères qui apportent de la couleur au parc - rose, pourpre, blanc-, huit mois de l’année durant. Ce véritable conservatoire est entretenu sans produits chimiques afin de protéger son équilibre naturel, depuis sa création en 1973 par deux passionnés, Brigitte et Bernard de la Rochefoucauld. Ainsi les oiseaux, les insectes et autres amphibiens y vivent en paix!
L’arboretum compte plusieurs milliers de plantes, dont beaucoup d’espèces rares, en danger ou ayant disparu de leur milieu d’origine. Ici, 800 rosiers anciens, 300 magnolias- la plus grande collection privée de France-, et quelque 7 000 arbres dont des Cornouillers de Chine, des chênes américains et autres arbustes parmi lesquels de magnifiques Stewartias venus d’Asie. Plusieurs bassins ponctuent cette visite enchantée, à ne manquer sous aucun prétexte.
La Belle de Grignon - © Catherine Monbreault
Coup de cœur pour la Belle de Grignon, péniche de Loire
Le port de Grignon est un passage incontournable car depuis 1676, il est le point de départ du canal d’Orléans qui relie Paris à la capitale ligérienne. En 2009, des mariniers passionnés de Grignon, tous bénévoles, ont entrepris de reconstruire une flûte berrichonne du XIXe siècle, péniche emblématique du canal d’Orléans. Un projet exceptionnel de près de 30 000 heures de travail qui donna naissance à la Belle de Grignon, toute en chêne, longue de 27 mètres, haute de 2 m pour un poids de 20 tonnes! Ni plus ni moins.
Maquette de La Belle de Grignon - © Catherine Monbreault
Un exploit suivi d’un second défi : la mettre à l’eau! Un projet à la fois formateur et fédérateur pour redonner une nouvelle identité à ce petit coin de France. Aussi pour partager leur travail et le faire découvrir, les mariniers font visiter la Belle de Grignon à travers plusieurs options: visite de la Belle de Grignon à quai et visionnage de sa genèse, naviguer sur la Belle de Grignon, une balade par halage à col d’homme par les mariniers de Grignon ou encore monter à bord d’un des bateaux électriques pour admirer patrimoine et faune des étangs et biefs autour de Grignon, Coudroy et Châtenoy. Aujourd’hui, la super équipe bénévole, forte de son expérience s’est lancée un nouveau défi historique: celui de construire le coche d’eau de Grignon, un nouveau bateau emblématique de 24 mètres, tout en chêne avec ses cabines pour recevoir bon nombre de passagers… Le nouvel ambassadeur de tout un territoire.
© Catherine Monbreault
Martin Pouret, tradition vinaigrière d’Orléans
L’enseigne Martin Pouret appartient à l’histoire d’Orléans, à l'instar de la fabrication du vinaigre à l’ancienne. Lorsque la Loire était encore navigable, les bateaux qui remontaient le fleuve y déchargeaient leurs marchandises. Les vins piqués étaient alors transformés en vinaigre par les artisans vinaigriers de l’époque. Ces derniers avaient mis au point une méthode de fabrication traditionnelle toujours utilisée. Dans la méthode Orléanaise, la transformation se fait par une fermentation naturelle de surface sans aucun brassage du liquide, ni ajout de ferments ou autres accélérateurs d’oxydation.
© Catherine Monbreault
Le vinaigre est conservé à l’abri de la lumière dans des « vaisseaux » en fûts de chêne d’une capacité de 240 litres pendant 3 semaines à une température constante de 30°C. Ensuite, le vinaigre vieillit pendant au moins 1 an dans des « foudres » de chêne, fûts de 200 à 5000 litres en cave, à la température de 15°C. Et oui, le bon vinaigre comme le bon vin se bonifie en vieillissant ! Certains vinaigres rares pouvant atteindre 9 ans d’âge !
L’histoire de la Maison Martin Pouret commence en 1797, avec Daniel-Joseph Pouret, à la fois vigneron, tonnelier et artisan vinaigrier, implanté au milieu des vignes, dans le faubourg Bannier car à l’époque, Orléans connait la plus grande surface viticole de France! Juste avant la Révolution, il y avait entre 200 et 300 vinaigriers. Deux siècles plus tard, résistant à l’industrialisation à outrance, seule la maison Martin Pouret perpétue l’élaboration du vinaigre d’Orléans selon cette méthode artisanale et traditionnelle.
Informations pratiques
Arboretum des Grands Bruyères, 45450 Ingrannes. Ouvert tous les jours de Mars à Novembre. arboretumdesgrandesbruyeres.fr
Manufacture Martin Pouret, 690 rue du Vieux Bourg, 45760 Boigny-sur-Brionne. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h30. martin-pouret.com
Musée de la Marine de Loire, Écuries du Château, 1, Place Aristide Briand, 45110 Châteauneuf-sur-Loire. Ouvert toute l’année. À lire: Musée de la marine de Loire . Châteauneuf-sur-Loire ( Loiret): un excellent ouvrage très bien documenté. 15€ musee-marinedeloire.fr
L’embarcadère de Grignon, 140 Route de Grignon, 45260 Vieilles -Maisons -sur -Joudry. belledegrignon.fr
Château de Meung-sur-Loire, 16, place du Martroi, 45130 Meung-sur-Loire. chateau-de-meung.com
Arboretum des Grands Bruyères, 45450 Ingrannes. Ouvert tous les jours de Mars à Novembre. arboretumdesgrandesbruyeres.fr
Manufacture Martin Pouret, 690 rue du Vieux Bourg, 45760 Boigny-sur-Brionne. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h30. martin-pouret.com
Musée de la Marine de Loire, Écuries du Château, 1, Place Aristide Briand, 45110 Châteauneuf-sur-Loire. Ouvert toute l’année. À lire: Musée de la marine de Loire . Châteauneuf-sur-Loire ( Loiret): un excellent ouvrage très bien documenté. 15€ musee-marinedeloire.fr
L’embarcadère de Grignon, 140 Route de Grignon, 45260 Vieilles -Maisons -sur -Joudry. belledegrignon.fr
Château de Meung-sur-Loire, 16, place du Martroi, 45130 Meung-sur-Loire. chateau-de-meung.com
Passeurs de Loire, embarcadère: lieu-dit de la Tuilerie, 45110 Sigloy. Les Passeurs de Loire proposent sur un bateau traditionnel une promenade sur la Loire. Au programme: découverte de la faune et de la flore ligérienne, observations des castors ainsi que des oiseaux emblématiques du fleuve, balbuzards pêcheurs, sternes etc… Mais aussi possibilités de pique-nique sur les bateaux à l’aube ou au crépuscule avec dégustation de produits régionaux. Vite, on embarque.passeursdeloire.fr
Où dormir et manger ?
Gîte d’étape du Relais des trois écluses, 153 route de Grignon, 45260 Vieilles-Maisons-sur-Joudry. Situé au bord de la véloroute, ce relais est le lieu idéal pour une escale bucolique sur le site remarquable du canal d’Orléans. Ici, les chambres sont confortables, la nourriture délicieuse privilégiant des produits locaux et l’ambiance y est chaleureuse. Bref, l’étape parfaite pour randonneurs, cyclistes et familles en quête d’authenticité et de sérénité !
Le Café, la Campagne, l’Eclusière et la Patachou. Cuisine équipée commune à toutes les chambres. Au pied des écluses de Grignon, ce lieu de vie et de partage fait partie des Jardins de la Voie Romaine, une association conventionnée Chantier d’Insertion. lestroisecluses.com
Tél: 07 57 17 40 37. Ouvert toute l’année. 12 couchages répartis en 4 chambres:
tourismeloiret.com
orleans.fr
loiret.fr
loiretbalades.fr