Révéler le féminin. Modes et apparences au 18éme siècle au musée Cognacq-Jay



Le musée Cognac-Jay propose en collaboration avec le Palais Galliera « Révéler le féminin. Modes et apparences au XVIII° siècle ». Une exposition qui souligne l’essor d’un style français dont l’élégance séduit alors les cours et l’aristocratie européenne ainsi qu’une approche sensible et visuelle du siècle des Lumières. Une immersion dans l’univers fascinant de la féminité. Jusqu’au 20 septembre 2026.



La mode du 18e siècle - Palais Galliera - Paris Musées - © Nicolas Borel
Le parcours met en dialogue peintures et costumes d’époque, ce qui éclaire la construction d’une féminité entre idéal de beauté, désir de réalisme et représentation sociale. Au XVIIIème siècle, l’art du paraître connaît un essor inédit: la mode s’affirme, attisée par la rivalité entre noblesse et bourgeoisie montante! Jean-Marc Nattier incarne cet équilibre entre idéalisation et somptuosité, comme en témoignent les portraits de princesses commandés par Louis XV. Quant aux modèles féminins, qu’ils soient issus de la Cour ou des élites urbaines, ils occupent le centre des représentations de la société. 

Robe à la française, vers 1755-1765 - Palais Galliera - Paris Musées
Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige.

Les portraitistes excellent à magnifier leurs modèles par le faste des vêtements et accessoires: fourrures, taffetas, soieries, broderies d’argent et d’or. Chaque détail - tissus, ornements, bijoux, rubans- souligne raffinement et statut social. Les artistes, Adelaïde Labille-Guiard, Élisabeth Vigée Le Brun, Maurice Fantin-Latour s’illustrent dans cet art du paraître. 

Dès les années 1770, les romans et écrits philosophiques  sont les théâtres de profonds changements, célébrant la félicité familiale et bonheurs enfantins. Une veine originale de portraits accompagne ces transformations, peignant des jeunes filles et des femmes avec une beauté se revendiquent plus simple et naturelle, assez différente de l’ostentation sociale des portraits d’alors. Les peintures françaises, imprégnées de l’idéal rousseauiste, et anglaises, se répandent à l’aube du XIX° siècle. Le peintre Nicolas-Bernard Lépicié, excelle notamment dans les petits portraits centrés sur les figures enfantines. Le portrait d « Émile Vernet » en est un des plus brillants exemples. 

Utica Queen - Ethan Mundt, 2021 - © Eric Magnussen --- Jean Paul Gaultier, coiffure à la Belle-Poule, 1998, look porté par Chrystelle Saint-Louis Augustin - © Don Ashby --- Christian Dior par John Galliano, collection Le bal des artistes, Haute couture, automne-hiver 2007-2008 © Guy Marineau

Portraits cachés - Volker Hermes, 2019- © Alexander Roslin
Au XVIII° siècle, le peintre Antoine Watteau invente un nouveau genre: la fête galante. Elle célèbre l’amour raffiné, la grâce et les plaisirs élégants d’une société qui aime, comme on le sait, se mettre en scène. Aristocrates et bourgeois se retrouvent à l’opéra, dans les bals ou lors de fêtes déguisées, jouant à être bergères ou danseuses. Watteau mêle mythologie et figures contemporaines  pour créer une vision enchanteresse de la séduction ainsi que de la rêverie. Inspiré par cet esprit, François Boucher ouvre la voie aux pastorales, où des bergers et des bergères, vêtus de soie et de velours, évoluent dans une nature idéalisée à souhait…

Des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création signée Karl Lagerfeld pour Chanel montrent l’influence de cette époque, et l’évolution du monde de la mode, de ses silhouettes et de ses mises en scène.
 
Catalogue de l’exposition: « Révéler le féminin. Mode et apparences au XVIII° siècle ». 112 pages, 100 illustrations. 25€.
Éditions Paris Musées. parismusees.paris.fr

Commissariat de l’exposition : 
Saskia Ooms, responsable des collections, musée Cognac-Jay.
Adeline Collange-Perugi, conservatrice du patrimoine et responsable de la collection art ancien, musée d’Arts de Nantes.
Pascale Gorguet-Ballesteros, conservateur général du patrimoine, responsable des départements mode XVIII° et Poupées, Palais Galliéra, musée de la mode de Paris.
 
Le musée Cognacq-Jay
Inauguré en 1929, le musée Cognacq-Jay rassemble la collection léguée à la Ville de Paris par Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ, les fondateurs des Grands magasins de la Samaritaine. 
Consacré aux arts du XVIII° siècle, le musée présente une riche collection de peintures, de sculptures, de porcelaine de Saxe, d’objets d’orfèvrerie et de meubles estampillés qui évoquent l’esprit des Lumières. Ici, les plus grands artistes de l’époque sont représentés. Parmi eux, Greuze, Fragonard, Tiepolo, Boucher ou encore Chardin. 

Informations pratiques

Musée Cognac-Jay, 8 rue Elzévir, 75003 Paris
Métro: Saint-Paul ( ligne 1), Chemin Vert ( ligne 8), Rambuteau ( ligne 11).
Horaires: du mardi au dimanche de 10h à 18h. Fermé le lundi et certains jours fériés. 
museecognacqjay.paris.fr

 
Vendredi 3 Avril 2026
Dans la même rubrique :