Sur la route des Mayas en Amérique Centrale



L’Amérique Centrale abrite les fabuleux vestiges de civilisations parmi les plus anciennes de tout le continent américain. Et plusieurs sites archéologiques, témoins inestimables de la culture Maya sont déclarés Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO.




 

Grand Tikal, au Guatemala - © Maynor Mijangos
Originaire du Yucatán aux environs de l'an 2600 avant l'ère chrétienne, le peuple Maya a atteint son apogée autour des années 250 apr. J.-C. sur le territoire délimité aujourd'hui par le sud du Mexique, le Guatemala, le Salvador, le nord de Belize et l'ouest du Honduras. Du 8e au 10e siècle, les grandes cités mayas  (Tikal, Calakmul, Copan, Palenque) sont progressivement abandonnées sans que l’on sache véritablement pourquoi. Guerres, sécheresse, révoltes, catastrophes naturelles, invasions, l’énigme reste intacte. Située dans l’actuel Mexique Chichen Itza, la dernière cité Maya indépendante tombera aux mains des Espagnols en 1697. Au fil de leur histoire, les Mayas ont pourtant maîtrisé l'astronomie, mis au point des calendriers perfectionnés et inventé une écriture hiéroglyphique. Cette civilisation s'est aussi distinguée par son architecture cérémoniale, prodigue de détails et d'ornements, et notamment par ses temples-pyramides, ses palais et ses observatoires, tous construits sans outils de métal. Habiles fermiers, les Mayas défrichaient de vastes étendues de forêts tropicales et bâtissaient, là où l'eau de surface était rare, d'immenses réservoirs souterrains pour y recueillir et conserver l’eau de pluie. Ils savaient aussi fabriquer des tissus de qualité et des poteries, tracer des routes parmi les jungles et les marais pour organiser de vastes réseaux d'échanges commerciaux avec des peuples lointains.
 

La Route Maya entre splendeur et magie

© visitcentroamerica
Il y a deux cents ans, le monde ne savait presque rien des Mayas. La forêt avait repris ses droits sur la plupart de leurs cités, et, peu après la conquête espagnole, aux 16e et 17e siècles, les prêtres européens avaient brûlé la quasi-totalité des livres en écorce de figuier laissés par les Mayas. Seuls quatre d'entre eux ont été retrouvés. La route Maya, entre splendeur et magie, traverse aujourd’hui une grande partie de la jungle d’Amérique Centrale. Là-bas, les touristes découvrent avec émotion de riches et énigmatiques monuments, symboles d’un exceptionnel héritage culturel, millénaire. Partez à la découverte des joyaux architecturaux de ces petites nations tropicales dont le cœur balance entre océans Atlantique et Pacifique…

The great Caracol (Belize)

Belice, El grande Caracol - © visitcentroamerica
Avec ses 46 mètres de haut, “Canaa” est le plus haut monument du Belize. Considéré comme un des temples les plus importants du pays, Canaa est composé de cinq pièces différentes offrant chacune une vue imprenable sur la nature vierge qui l’entoure. Découvert en 1938, Caracol est un autre lieu emblématique de l’héritage Maya. Le site archéologique possède de nombreuses stèles en référence à la dynastie Maya. D’une valeur inestimable et très prisé par les visiteurs, le site de Caracol se situe aux pieds des montagnes Mayas et de la réserve forestière de Chiquibul.

Les ruines énigmatiques de Copan (Honduras)

Copan - © visitcentroamerica
Les ruines de Copan étaient considérées par la civilisation Mayenne comme un site clé. Cet endroit était en effet connu comme l’un des principaux centres scientifiques. Il servait d’observatoire astronomique mais aussi lieu de cérémonies. Connu sous le nom d’ « Athènes des Mayas », c’est en 1980 que Copan a été déclaré Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco.

L’Héritage de Joyas de Ceren (Salvador)

Site archéologique Maya @ David Raynal
La Libertad, au Salvador, se situe à 30 minutes de la capitale. Considéré comme le plus important site archéologique d’Amérique Centrale, Joyas de Ceren, de par ses différentes structures, laisse imaginer ce à quoi ressemblait le quotidien des civilisations agricoles de l’époque. Les lieux sont restés en état depuis leur dernière occupation, environ 600 ans après J-C, lorsque les habitants furent contraints d’abandonner leurs habitations à cause d’une incroyable éruption volcanique. C’est en 1993 que l’UNESCO a déclaré Joyas de Ceren Patrimoine de l’Humanité.
 

Le grand Tikal (Guatemala)

Antigua, Guatemala - © visitcentroamerica
L’une des étapes indispensables dans la découverte de la civilisation Mayenne est sans aucun doute la visite du site du grand Tikal dans la région de Petèn au Guatemala. Le grand Tikal, héritage historique inestimable, est principalement connu pour son célèbre temple du « Serpent à deux têtes », la deuxième plus grande pyramide du pays (65 mètres de haut). Par ailleurs, le grand Tikal est basé sur différentes séries de plates-formes, placées les unes sur les autres à différents niveaux. Ainsi, les techniques de construction du grand Tikal en font un monument unique et incroyablement fascinant.

Pour en savoir plus : www.visitcentroamerica.com

 
Jeudi 6 Juillet 2017
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