Dans plus de 1 000 m² de majestueuses caves voûtées, le parcours retrace l’histoire du vin et de ses différentes techniques accompagné d’un restaurant, d’une scène artistique, d’un bar à vins et cocktails le « Marilyn », d’une boutique ou encore de cours de dégustation. Un voyage œnologique aussi enivrant qu’étonnant.
Un Musée Du Vin, rue des Eaux
Une adresse quelque peu étrange qui tient au fait du voisinage de la source minérale ferrugineuse de Passy. Un puits alimenté par cette source toute proche, est d'ailleurs visible dans le musée ! Mais ce n’est pas tout. Cette rue des Eaux a une certaine notoriété cinématographique puisque sa fontaine a servi de lieux de tournage au Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, avec Marlon Brando et Maria Schneider, au Professionnel avec Jean-Paul Belmondo ou plus récemment à La Captive avec l’actrice Sylvie Testud. Mais, c’est de par sa constitution qu’elle dénote puisqu’elle est composée de deux tronçons distincts. Le premier, long d’environ 130 mètres, venant du quai de Passy, débouche sur le square Charles-Dickens et son Musée du Vin, au numéro 5. Ensuite, la rue devient piétonne et étroite, composée en partie par des escaliers qui s’élèvent sur une longueur de 63 mètres jusqu’à la rue Raynouard.
© M.Musée du Vin
Des caves voûtées riches d’histoire
Ancien cellier de l’Abbaye de Passy dont les fondations remontent au Moyen-Âge, les caves voûtées où se trouve désormais installé le Musée du Vin à Paris sont riches d’Histoire.
Une confrérie religieuse se réclamant de Saint-François de Paule arrivant de Calabre s’installa sur la colline de Passy au XIème siècle. Ils y plantèrent des ceps, cultivèrent la vigne, comme sur les autres collines de la région Parisienne. Survivance de ces activités viticoles, certaines rues du quartier portent encore les noms de Rue des Vignes, Rue Vineuse.
Dans le cellier de l’Abbaye construite sur ce lieu au XIIIème, les Frères Minimes, aussi surnommés Bonshommes, entreposent le produit de leurs vendanges dans des carrières longues de 5 km reliées aux caves voûtées. De ces galeries furent extraites les pierres ayant servi aux constructions de Notre-Dame, de la forteresse du Louvre et du Pont Neuf.
Une confrérie religieuse se réclamant de Saint-François de Paule arrivant de Calabre s’installa sur la colline de Passy au XIème siècle. Ils y plantèrent des ceps, cultivèrent la vigne, comme sur les autres collines de la région Parisienne. Survivance de ces activités viticoles, certaines rues du quartier portent encore les noms de Rue des Vignes, Rue Vineuse.
Dans le cellier de l’Abbaye construite sur ce lieu au XIIIème, les Frères Minimes, aussi surnommés Bonshommes, entreposent le produit de leurs vendanges dans des carrières longues de 5 km reliées aux caves voûtées. De ces galeries furent extraites les pierres ayant servi aux constructions de Notre-Dame, de la forteresse du Louvre et du Pont Neuf.
Les Frères produisaient un joli vin clairet que le roi Louis XIII aimait à boire au retour de ses chasses. La meilleure cuvée de l’Abbaye était réservée au Vin de Messe, une grosse partie était vendue aux aubergistes de Paris, et le restant était bu par les Frères dans le réfectoire.
Au XVIIe siècle, la découverte d’Eaux minérales à Passy attire une foule de malades. Le Passage des Eaux, renommé plus tard Rue des Eaux attestent de ce passé… Ces caves, destinées aux vins, recèlent une curiosité insolite : un puits ! Ce puits toujours visible au milieu du restaurant du Musée du Vin est alimenté par une source très ferrugineuse qui se remarque à la forte coloration rouge de l’eau. C’est l’Abbé Le Ragois, confesseur de Madame de Maintenon, qui découvrit un jour ces sources dans son jardin. Il eut l’idée de les soumettre à la faculté de Médecine. Les examens aboutirent à cette conclusion : ces eaux sont propres « à calmer les intempéries chaudes des viscères abdominaux ». Comprenez, elles rendent fécondes les femmes stériles.
Au XVIIe siècle, la découverte d’Eaux minérales à Passy attire une foule de malades. Le Passage des Eaux, renommé plus tard Rue des Eaux attestent de ce passé… Ces caves, destinées aux vins, recèlent une curiosité insolite : un puits ! Ce puits toujours visible au milieu du restaurant du Musée du Vin est alimenté par une source très ferrugineuse qui se remarque à la forte coloration rouge de l’eau. C’est l’Abbé Le Ragois, confesseur de Madame de Maintenon, qui découvrit un jour ces sources dans son jardin. Il eut l’idée de les soumettre à la faculté de Médecine. Les examens aboutirent à cette conclusion : ces eaux sont propres « à calmer les intempéries chaudes des viscères abdominaux ». Comprenez, elles rendent fécondes les femmes stériles.
Le couvent fut désaffecté à la Révolution et ses bâtiments détruits. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Caves servent d’abris de défense passive. Dans les années 50/60, elles servent de dépôt pour le restaurant de la Tour Eiffel. Le Conseil des Échansons rachète les lieux en 1984 pour leur redonner une vocation bachique, sous la direction de Jean-Jacques Hervy. En 2023, le Musée du Vin démarre une nouvelle vie, devient le M. Musée du Vin et reste le siège social des Échansons qui sont toujours propriétaires des collections.
De nombreux crus furent conservés pendant des décennies dans ces caves.
© Catherine Monbreault
Des collections d’exception
On déambule dans les galeries où des espaces évoquent l’histoire du vin, l’évolution des techniques de vinification, les cépages, les terroirs et les traditions de l’époque gallo-romaine à nos jours. Quelques 2 200 objets autour du vin sont présentés. Parmi cette fabuleuse collection diverses bouteilles, bon nombre de tire-bouchons, des hottes à vendange, en passant par des outils propres à l’entretien de la vigne, à la tonnellerie, aux paniers en osier. Ainsi qu’une vitrine exceptionnelle où sont exposées les très anciennes bouteilles de vin produites dans la capitale. Un hommage à tous ceux qui, depuis des siècles, ont œuvré pour produire des vins mondialement célèbres.
Les « Échansons », la table du M. Musée du vin
Après cette balade viticole, on s’attable pour déguster une cuisine savoureuse. Le M.propose une expérience bistronomique où trois formules racontent une saison, une émotion. Ici la cuisine du chef Valentin Néraudeau s’accorde avec le vin pour un équilibre tout en finesse. Parmi les plats: Foie-gras au vin rouge et chutney, mangue d’abricot, confit de canard, pommes rissolées à l’eau, lasagnes de légumes & mesclun de salade, poire pochée au vin rouge et cassis, crumble de sarrasin et glace vanille. Osiris: Plat+ Entrée ou Dessert: 28€ ; Dionysos: Plat+ Entrée+ Dessert: 33€ ; Bacchus: Entrée +Plat+ Sélection de 3 fromages+ Dessert: 60€
Petites anecdotes
- Autrefois, on pouvait rejoindre Neuilly en parcourant les 8 kilomètres de galeries !
Honoré de Balzac qui habitait juste au-dessus de l’actuel Musée du Vin, sous le nom d’emprunt de Monsieur de Brugnol, poursuivi par ses créanciers, s’échappait bien souvent par l’escalier dérobé qui lui permettait de fuir et se réfugier dans ces caves.
Napoléon reconnaissait le Chambertin, tant par sa magnificence que par sa noblesse, comme le grand seigneur de la Bourgogne. On dit que c’était son vin préféré. Il s’en faisait même servir sur les champs de bataille et le buvait coupé à l’eau.
Honoré de Balzac qui habitait juste au-dessus de l’actuel Musée du Vin, sous le nom d’emprunt de Monsieur de Brugnol, poursuivi par ses créanciers, s’échappait bien souvent par l’escalier dérobé qui lui permettait de fuir et se réfugier dans ces caves.
Napoléon reconnaissait le Chambertin, tant par sa magnificence que par sa noblesse, comme le grand seigneur de la Bourgogne. On dit que c’était son vin préféré. Il s’en faisait même servir sur les champs de bataille et le buvait coupé à l’eau.
Concert de jazz du vendredi - © Jean-Christophe Roy
Informations pratiques
Le M. Musée du Vin
5 Square Charles Dickens
75016 Paris
Métro: Passy
Billets d’accès au Musée: 15€
Musée et restaurant, ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h. En soirée vendredi et samedi jusqu’à 1h. Sur réservation.
Tous les vendredis soirs, le M. Musée du Vin donne rendez-vous pour des concerts de jazz mêlant Jazz Manouche, Soul-Jazz et Jazz Vocal orchestrés par Jean Szlamowicz, dans l’atmosphère intimiste de ces caves voûtées.
lemparis.com





