© David Mendiboure
Spécialisée dans le harnachement des chevaux, la Manufacture Poursin s’est imposée au XIXème siècle comme la référence dans la fabrication de boucles, étriers, filets en laiton destinés à l’équipement des chevaux.
Aujourd’hui encore, elle fournit le Cadre Noir de Saumur, les Haras Nationaux, la Garde républicaine ainsi que de nombreuses cavaleries royales, parmi lesquelles celles de Suède, du Danemark ou encore de Belgique.
Pour la petite histoire, Maison Poursin a participé au harnachement du carrosse de la reine Elizabeth lors de son couronnement le 2 juin 1953.
Pour la petite histoire, Maison Poursin a participé au harnachement du carrosse de la reine Elizabeth lors de son couronnement le 2 juin 1953.
De nombreux créateurs d’hier et d'aujourd'hui à la recherche d'une boucle, d'un anneau, d'un accessoire en laiton, ont franchi le seuil de la boutique et des ateliers, à l’instar de Louis Vuitton, Yves Saint-Laurent, Lanvin, Courrèges… Tous y ont trouvé l’accessoire métallique qui fait la différence.
L’histoire de la Maison Poursin
Une entreprise familiale qui débute en 1830 et qui fut longtemps spécialisée dans les articles de sellerie et les harnais d'attelage. Équipant aussi bien les gibernes Napoléoniennes que les carrosses et remportant de nombreux prix aux expositions universelles de 1880 et 1914.
Dans les années 1920, l’automobile supplante l’animal. Beaucoup d’ateliers disparaissent. La Maison Poursin choisit une autre voie. Celle d’adapter ses cadres de boucles destinées aux harnais équins à de nouveaux secteurs en plein essor: les malles et bagages pour le voyage, la ceinture et le sac à main pour la mode. Cette révolution sociétale fait entrer la Maison Poursin dans une nouvelle histoire : celle du luxe.
Dans les années 1920, l’automobile supplante l’animal. Beaucoup d’ateliers disparaissent. La Maison Poursin choisit une autre voie. Celle d’adapter ses cadres de boucles destinées aux harnais équins à de nouveaux secteurs en plein essor: les malles et bagages pour le voyage, la ceinture et le sac à main pour la mode. Cette révolution sociétale fait entrer la Maison Poursin dans une nouvelle histoire : celle du luxe.
Elle obtient ainsi au fil des ans, la confiance des plus prestigieuses maisons, en réalisant parfois des pièces inspirées de la tradition du monde équestre, la reconnaissance d'un amour du bel ouvrage, réalisé au sein des ateliers de la rue des Vinaigriers, où s'affairent des ouvriers passionnés aux gestes et savoir-faire immuables. Ici, les cambrages de fils de laiton, l'emboutissage, l'assemblage, les soudures à l'argent et les différentes finitions y sont effectués comme autrefois à la main.
Karl Lemaire propriétaire de la Maison Poursin - © Melina Vemant
Depuis 2016, si l'atelier tient encore ses promesses et conserve son savoir-faire, c'est grâce à la passion de Karl Lemaire.
“Une chose que les gens ne savent pas copier c’est l’ardillon, la fameuse petite tige qui permet de fermer la boucle, parce qu’il ne peut être fabriqué qu’avec une machine mécanique qui date du XIXe siècle. L’ardillon de la Maison est courbé et biseauté à chaque extrémité. On reconnait donc facilement les copies”, explique Karl Lemaire qui se bat pour que le nom Poursin reste et soit prestigieux.
Toutes les pièces de la Maison Poursin sont fabriquées dans un gigantesque atelier en bois de 600 m² situé dans l’arrière-boutique, à l’abri des regards indiscrets. Les machines industrielles n’ont pas changées! Elles sont les mêmes qu’au XIXe siècle.
Derrière cette façade discrète se cache un lieu hors du temps où les gestes des artisans, les outils, les machines, les collections et les archives racontent près de deux siècles d'innovation sans jamais renier la tradition.
Derrière cette façade discrète se cache un lieu hors du temps où les gestes des artisans, les outils, les machines, les collections et les archives racontent près de deux siècles d'innovation sans jamais renier la tradition.
Maison Poursin
35 rue des Vinaigriers
75010 Paris
poursin.com



