Boutique Lalique - © Lalique
Histoire d’un génie créatif
Quelques années après sa naissance, la famille Lalique déménage en région parisienne mais continue toutefois à séjourner à Aÿ pour les vacances. René Lalique restera toujours très attaché à sa Champagne natale, région d’origine de sa mère. Un environnement dont il se souviendra dans ses croquis et projets qui alimenteront son œuvre, bijoux puis verrerie.
À la mort prématurée de son père en 1876, il entre en apprentissage chez Louis Aucoc, bijoutier et orfèvre leader de l’art nouveau, tout en suivant les cours du soir à l’École des Arts décoratifs de Paris. En 1878, sa mère l’envoie poursuivre ses études en Angleterre, au Sydenham Art Collège de Londres. Il revient en France en 1880, suit des cours de modelage, commence à envoyer ses dessins à une revue destinée aux fabricants étrangers, s’installe à son compte comme dessinateur en chambre, fournit de grandes maisons telles Cartier, Jacta ou encore Boucheron. En 1885, il reprend l’atelier du joaillier Jules Destape, place Gaillon à Paris où il peut enfin fabriquer ses propres créations dans de bonnes conditions. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il commence à exposer ses œuvres à son nom par l’intermédiaire du Salon des artistes français et , dans la foulée ouvre un nouvel atelier au 20 rue Thérèse, dans le quartier de l’Opéra.
l révolutionne la joaillerie de son temps, devient le favori des grandes dames du monde, est le favori des plus grandes fortunes qui collectionnent ses pièces et est admiré de ses confrères. Pour Émile Gallé, maître-verrier emblématique de l’Art nouveau, qui le découvre lors de l’Exposition universelle de 1900, il est l’inventeur du « bijou moderne ».
Il crée des bijoux pour Sarah Bernhardt, divine tragédienne, qui interprète entre autres « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils ou « La Sorcière » de Victorien Sardou.
Doté d’une indéniable audace, il triomphe à l’exposition universelle de 1900, notamment avec son chef d’œuvre « Le pectoral à la libellule ». Il devient la même année, Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
l révolutionne la joaillerie de son temps, devient le favori des grandes dames du monde, est le favori des plus grandes fortunes qui collectionnent ses pièces et est admiré de ses confrères. Pour Émile Gallé, maître-verrier emblématique de l’Art nouveau, qui le découvre lors de l’Exposition universelle de 1900, il est l’inventeur du « bijou moderne ».
Il crée des bijoux pour Sarah Bernhardt, divine tragédienne, qui interprète entre autres « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils ou « La Sorcière » de Victorien Sardou.
Doté d’une indéniable audace, il triomphe à l’exposition universelle de 1900, notamment avec son chef d’œuvre « Le pectoral à la libellule ». Il devient la même année, Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
En 1907, sa rencontre avec le parfumeur François Coty, le père de la parfumerie moderne, marque un tournant. Sa collaboration commencée par la création de la vignette du flacon « L’Effleurt », va révolutionner l’industrie du parfum… Car, pour la première fois, des flacons attractifs sont signés par un créateur de renom, à des prix abordables ! Un travail en tandem qui va pousser Lalique vers le travail du verre industriel.
En 1913, il achète la verrerie de Combs-la-Ville, où il développe la production de ses œuvres en série. Après la première Guerre mondiale, il réalise que ses bijoux ne sont plus dans l’air du temps ! Il ressent le besoin de se reconvertir.
En 1913, il achète la verrerie de Combs-la-Ville, où il développe la production de ses œuvres en série. Après la première Guerre mondiale, il réalise que ses bijoux ne sont plus dans l’air du temps ! Il ressent le besoin de se reconvertir.
© Lalique
Le maître joaillier de l’art nouveau devient le maître verrier de l’art déco
Aussi, dès 1921, René Lalique fonde sa propre verrerie à Wingen-sur-Moder, en Alsace, au cœur d’une région de tradition verrière. Elle est aujourd’hui la seule manufacture Lalique au monde, un savoir-faire reconnu qui a reçu le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
Dans le travail de la matière, son style s’exprime par ce qui deviendra le célèbre contraste verre transparent-verre satiné auquel il y ajoute parfois une patine, un émail ou une coloration dans la masse.
Il croule sous les commandes et réalise des projets de décoration d’intérieur de grande envergure : la décoration des voitures du train Côte D’Azur Pullman Express, du Venice Simplon Orient Express, les salons de la créatrice de mode Madeleine Vionnet, de magnifiques fontaines pour le Rond-Point des Champs-Élysées, orné les calandres des luxueuses automobiles des Années folles, les Delage, Bentley, Rolls, Hispano-Suiza mais aussi l’immense salle à manger des premières classes du Paquebot Normandie. C’est à cette époque - nous sommes en 1935- que ce créateur de génie ouvre les portes de la boutique Lalique, au 11 de la rue Royale à Paris.
Il s’éteint en 1945. Son fils Marc lui succède à la tête de l’entreprise et fait entrer Lalique dans l’ère du cristal.
Dans le travail de la matière, son style s’exprime par ce qui deviendra le célèbre contraste verre transparent-verre satiné auquel il y ajoute parfois une patine, un émail ou une coloration dans la masse.
Il croule sous les commandes et réalise des projets de décoration d’intérieur de grande envergure : la décoration des voitures du train Côte D’Azur Pullman Express, du Venice Simplon Orient Express, les salons de la créatrice de mode Madeleine Vionnet, de magnifiques fontaines pour le Rond-Point des Champs-Élysées, orné les calandres des luxueuses automobiles des Années folles, les Delage, Bentley, Rolls, Hispano-Suiza mais aussi l’immense salle à manger des premières classes du Paquebot Normandie. C’est à cette époque - nous sommes en 1935- que ce créateur de génie ouvre les portes de la boutique Lalique, au 11 de la rue Royale à Paris.
Il s’éteint en 1945. Son fils Marc lui succède à la tête de l’entreprise et fait entrer Lalique dans l’ère du cristal.
Le 11 rue Royale, un flagship de cristal
Symbole du Paris raffiné, l’adresse historique du 11 rue Royale a rouvert ses portes le 18 novembre 2025, à l’occasion du 90ème anniversaire de sa première installation. Ici, sur 115 m², lumière et émotion composent une expérience unique : celle d’un art de vivre réinventé. Un lieu de vie, d’art et de lumière où s’exprime l’art de vivre Lalique.
Dès l’entrée, une envolée de soixante hirondelles de cristal, emblème de la Maison, accueille le visiteur dans un mouvement aérien, symbole de liberté et de renouveau. Les arches lumineuses, ornées du motif Lauriers, évoquent la victoire et l’éternité, tandis que le parterre floral de dahlias rend hommage à la nature, muse éternelle de René Lalique. Quant au bleu des Vosges, qui habille la bibliothèque, il fait écho aux forêts entourant la manufacture de Wingen-sur-Moder. Pousser les portes de l’emblématique boutique invite à une déambulation sensorielle à travers les sept piliers de la Maison : objets décoratifs, design d’intérieur, art de la table, bijoux, art, fragrances et hospitalité. Un hommage au génie de René Lalique.
La villa René Lalique, symbole du luxe à la française
Située à Wingen-sur-Moder, la Villa Lalique construite en 1920 par le fondateur de la marque fut sa résidence principale lors de ses séjours en Alsace. En 1945, lors de sa disparition, son fils Marc et sa petite-fille Marie-Claude vont continuer à vivre dans cette maison. Elle est aujourd’hui le cadre prestigieux d’un hôtel 5 étoiles dont la décoration est signée Lady Tina Green et Pietro Mingarelli. La Villa offre six suites exclusives ainsi qu’un restaurant deux étoiles au Guide Michelin, dirigé par le chef autrichien Paul Stradner. La Villa René Lalique est membre de la collection Relais & Châteaux et fait partie de l’association Les Grandes Tables du Monde, qui rassemble les meilleurs restaurants gastronomiques de la planète.
Le musée Lalique, un écrin signé Jean-Michel Wilmotte
Le musée Lalique ouvert en 2011, présente plus de 650 pièces exceptionnelles - que ce soit des bijoux, des dessins, des flacons de parfums, des objets issus de la table, des lustres, des bouchons de radiateur ou de vases-, et permet aussi de plonger dans des ambiances grâce à bon nombre de photographies et films divers. On pénètre par exemple dans l’Exposition Universelle de 1900 pour y voir le stand de René Lalique, ou dans celle des Arts industriels et décoratifs de 1925. Il est également possible de découvrir le travail des hommes et des femmes qui perpétuent la tradition verrière, au travers d’une table tactile consacrée au vase Bacchantes qui retrace la fabrication de cette pièce créée en 1927. Une visite époustouflante.
Boutique Lalique, 11 rue Royale, 75008 Paris
Musée Lalique, 40 rue du Hochberg, 67290 Wingen-sur-Moder. musee-lalique.com
Villa René Lalique, 18 rue Bellevue, 67290 Wingen-sur-Moder. villarenelalique.com
lalique.com
Boutique Lalique, 11 rue Royale, 75008 Paris
Musée Lalique, 40 rue du Hochberg, 67290 Wingen-sur-Moder. musee-lalique.com
Villa René Lalique, 18 rue Bellevue, 67290 Wingen-sur-Moder. villarenelalique.com
lalique.com




