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Setsubun : Kyoto célèbre l'arrivée du printemps


Chaque année, le 3 février, dans tout le Japon et particulièrement à Kyoto, la fête de Setsubun célèbre l’arrivée du printemps.


Setsubun : Kyoto célèbre l'arrivée du printemps

Entre processions, plats typiques et coutumes héritées des ancêtres, bienvenue à Kyoto pour célébrer l’une des plus grandes fêtes populaire de l’année.

Setsubun signifie changement de saison et c’est donc une période de transition que les japonais prennent le temps de fêter par respect des traditions ancestrales, comme le «Mame Maki», le lancer de haricots secs.

 

Au VIIIème siècle, des célébrations avaient lieu quatre fois par an. Parmi ces quatre dates, celle située entre l’hiver et le printemps était la plus importante car le jour du printemps marquait également le début de la nouvelle année. C’est comme cela que petit à petit cette journée était célébrée en se souhaitant une bonne année remplie de bonheur. Cette tradition fut importée de Chine à l’époque Nara. Les nobles chassaient à l’aide d’un arc les mauvais esprits « Oni ». De nos jours certains temples ou sanctuaires reproduisent cette scène typique que l’on nomme également Oni yarai. Cette célébration se déroulait dans le palais japonais impérial de l’ère Heian, entre 794 et 1185, afin d’exorciser des malédictions qui arrivent souvent entre deux saisons. Le jour de Setsubun, selon la coutume du Mame Maki, on lance des haricots de soja grillés en disant « Oni wa soto Fuku wa uchi !» qui signifie: « Dehors les démons ! Entre le bonheur ! ». On mange ensuite autant de ces haricots que son âge afin d’avoir la santé toute l’année. 

Toujours selon cette tradition ancestrale, on installe ce jour-là un houx et une tête de sardine à l’entrée de la maison. On dit que les épines du houx peuvent percer les yeux des Oni et l’odeur de sardine peut également les éloigner. À la fin de la journée, les feux de joie sont allumés dans toute  la ville, marquant ainsi le passage entre l’année écoulée et celle à venir.

Alors qu'en France nous fêtons plutôt la chandeleur avec des crêpes sucrées, les japonais préfèrent préparer des Makizushi, que l’on connait mieux comme des Maki ou Sushi Maki. Ceux que l’on mange spécialement lors de Setsubun s’appellent Eho Maki. Le mot « Eho » signifie prendre la bonne direction (orientation) de l’année qui porte bonheur.

Geishas dévouées aux arts

Les geishas, qui sont de véritables gardiennes des traditions et de la culture japonaise, se prêtent à la fête et de nombreux temples organisent des événements particuliers. Dans le sanctuaire Yasaka Jinja, les geishas qui incarnent aussi le comble du raffinement,  sont au cœur du festival.  Le temple Yoshida organise la plus grande célébration de la ville, et les fidèles y brûlent des amulettes et des objets personnels dans des feux impressionnants pendant que les prêtres pratiquent un rituel purificateur. 

Deux temples sont le cadre de spectacles comiques,  Kitano Tenman-gu, édifié en 947 et situé dans le quartier Kamigyō-ku et Heian-jingu, qui lui date de 1895 et se trouve au nord-est de la ville, tous deux proposent des représentations de pièces de kyôgen, une forme comique du théâtre traditionnel japonais, et de danses traditionnelles. Le temple Rozan-ji, situé, lui, près du palais impérial, organise la fameuse danse des démons (Oni Odori) qui se caractérise par des costumes et des attitudes grotesques.

Le Japon sera toujours surprenant par sa culture et ses traditions, qui ne manqueront pas d'interpeller le visiteur occidental, l'incitant à chercher à en comprendre les codes.

Pour découvrir le Japon : www.tourisme-japon.fr/

 
Vendredi 26 Janvier 2018
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